Sur la route de l’égalité femme homme

Fête de la Science 2017

Conférence sur l'Egalité Homme - Femme (Octobre 2017)

"Eduquer petits et grands au développement durable inclusif"

par Karine Babule (Présidente BPW France)

 

Karine Babule nous présente l'approche de développement durable inclusif de BPW.

A l’occasion de la Fête de la Science 2017, l’association Pangloss a métamorphosé le Domaine des Marmousets en un hameau des sciences, le temps d’une journée ensoleillée d'Octobre.Au programme de la manifestation, nous avons retrouvé 22 stands et 2 conférences.Le public était au rendez vous et a pu découvrir quelques unes des nouvelles activités des 10 laboratoires d’innovation ouverte, les Pangloss Labs.Parmi les conférences, le premier thème d'ouverture était celui de l’égalité professionnelle femme-homme, et l’oratrice était Karine Babule, la Présidente de BPW France. Pendant son exposé, nous avons découvert notamment l’ “Equal Pay Day”, évènement annuel en France et dans le monde pour comprendre les inégalités salariales, notamment dues aux métiers occupés : En France dans 70 familles professionnelles (sur 82) dans lesquelles les femmes sont sous-représentées. Pour rééquilibrer les choses, des initiatives sont proposées : éduquer petits et grands avec un catalogue de cadeaux non genré pour les fêtes. "Le jouet est le premier pas vers l'égalité", ou à l'occasion de l'Equal Pay Day 2017 en partenariat avec l'UNESCO, pour déconstruire représentations de métiers et stéréotypes de genre, et valoriser les femmes qui font carrière dans les STIM (Sciences Technologies Ingénierie Mathématiques). L'enjeu de BPW est de soutenir le développement durable inclusif, et de questionner la salle sur les pistes de progrès dans les Tiers-Lieux tels que Pangloss Labs.

Yannick Laignel pose la première question pour lancer le débat. "Que veulent vraiment les femmes ?"

 Dans la séance de questions / réponses qui a suivi l’intervention, un débat d’idées s’est ouvert, avec des témoignages de femmes, sur leurs parcours et l'importance de leur valorisation, sur la question de la discrimination positive.

Karine Babule et Olga Givernet

La députée de la 3ème circonscription de l’Ain, Olga Givernet, qui assistait à la conférence, a témoigné de sa propre expérience, et de l'approche par la discrimination positive.

De gauche à droite: Yves Zieba, Karine Babule et Olga Givernet

Les hommes de l’association ont souhaité poser des questions pour mieux comprendre les motivations des femmes entrepreneurs. Celles-ci sont-elles spécifiques ? Comment attirer les femmes ? Au delà de la communication adaptée ouverte au plus grand nombre, une proposition de mise à disposition de crèche pour soutenir la parentalité a été formulée. Les hommes présents ont souligné leur intérêt, puisqu’ils souhaitent également avoir plus de temps avec leurs enfants.Khadija Unal et Dominique Chenillot ont apporté leur témoignage de renouveler l’engagement de la Ville de Ferney-Voltaire pour l’égalité professionnelle entre homme et femme, et pour rappeler l’importance des carrières STIM (Scientifique, Technologique, Ingénieur, Mathématiques), ou STEM en anglais.Sur la base de ces discussions, l’association Pangloss a souhaité initier une démarche proactive pour suivre les principes WEPs (des Nations Unies), pour mettre en place l'objectif 5 des objectifs de développement durable (en anglais les WEPs Women Empowerment Principles) pour soutenir les initiatives de l'association et l'aider à atteindre ses propres objectifs de parité au sein de la gouvernance de l’association (Bureau, Conseil d'Administration notamment). BPW accompagnera cette démarche.Les hommes de l'association ont souhaité poser des questions pour mieux comprendre les motivations des femmes entrepreneurs, exprimé les intérêts communs pour mieux concilier vie familiale et aventure entrepreneuriale.

De gauche à droite, Dounia Hassar, Khadija Unal, Karine Babule, Sophie Rozier et Dominique Chenillot

De façon symbolique, les membres de l’association Pangloss, qui animaient les stands (notamment Dounia Hassar, Sophie Rozier, Xavier Thibert et Denis Mongin) ont posé ensemble avec Khadija Unal et Dominique Chenillot (Mairie de Ferney-Voltaire, Egalité des Droits Hommes Femmes, partenaires de la Fête de la Science) et Karine Babule (BPW France) pour une photo qui atteste de la motivation du plus grand nombre pour parvenir à la parité, la diversité et à l’inclusion au sein de cette association d’entrepreneurs et d'indépendents. D'autres bureaux de l'égalité, notamment en provenance du CERN, sont passés pendant la journée pour échanger et pour soutenir la démarche.

Ouagalab et Pangloss : Un partenariat multiface

La rencontre aurait dû avoir lieu au moment de la conférence Caux Initiative mais elle a finalement eu lieu ce jeudi 9 février. Gildas Guiella, fondateur du Ouagalab, un hackerspace basé à Ouagadougou au Burkina Faso a profité de sa présence à Genève pour se rendre dans les locaux du Pangloss Labs à Ferney-Voltaire. Très vite, les liens pressentis font surface dans les échanges. Plusieurs membres du Pangloss Labs ont honoré la visite de Gildas par leur présence dont deux de leurs fondateurs Yves Zieba et Carmz Rubio Torset. Chacun représentant les compétences ou projets qui sont la source du dynamisme de Pangloss Labs.La diversité du lab est un autre point commun que l’on constate avec le Ouagalab. Pour chacun des thèmes abordés, à savoir e-santé, e-éducation et e-agriculture, les deux labs ont leur propre vision de la question avec des projets parfois similaires et parfois complémentaires qui se dessinent. Bien entendu, la force d’une telle rencontre est que chacun partage les solutions à l’étude ou déjà appliquées de manière transparente et ouverte, selon les principes de l’intelligence collective et de la mutualisation des savoirs. La confrontation des réalités différentes est un atout non négligeable car cela permet à chacun de sortir de son cadre de réflexion habituel afin de chercher des solutions a priori moins évidentes. En revanche, c’est en tenant compte des paramètres globaux dans un monde mondialisé que l’on peut espérer évoluer vers des solutions pérennes pour Tous.Si l’on se concentre sur le hardware, le Ouagalab travaille sur la démystification de l’outil informatique auprès de la population en proposant à chacun de créer son propre ordinateur à partir de composants récupérés. De son côté, le Pangloss Labs réfléchit à des solutions afin d’éviter l’obsolescence prématurée de nos ordinateurs. En effet, les matériaux étant en quantité limitée sur la planète, il faut d’une part en réduire les usages et d’autre part en allonger la durée de vie avant même de songer à la collecte et le recyclage de ces matériaux déjà extraits.Retrouvez l'histoire du Ouagalab, pionnier des espaces d'innovation en Afrique. Ses fondateurs ont commencé par sillonner le pays avant de créer leur premier tiers-lieu à Ouaga.Présentation OuagalabDOC2016Faly Ranaivoson et Gildas ont pu échanger sur les échanges sud-sud, notamment entre Madagascar et le Burkina Faso.Les drones et la cartographie sont également en vogue. Les applications sont multiples et concernent autant la e-santé que la e-agriculture. Il s’agit de collecter les données de manière globale afin de pouvoir les utiliser de manière locale. Fernando Gonzales, de Geomati.co, a pu également apporté de bonnes idées, transposables pour Ouaga.Dans le cas de la e-santé, détecter les zones d’infections sanitaires permettra d’acheminer les soins sur les lieux prioritaires plutôt que de se contenter d’une attribution aléatoire, souvent réduite aux réseaux logistiques principaux.Pour la e-agriculture, on envisage une ingénierie sophistiquée, répondant aux critères de la modernité. L’analyse des sols, du climat, des invasions d’insectes et autres données fournies aux agriculteurs leur permettront d’exploiter leurs sols de manière optimisée tout en étant fortement sensibilisé à l’impact écologique et sanitaire de leurs actions.Le projet Kiwix, sur la base de Wikipédia, et qui permet de rendre disponible l’encyclopédie sur clé USB pour les personnes n’ayant pas accès à une connexion stable à internet intéresse particulièrement le Ouagalab. Ensemble, Gildas Guiella et Gabriel Thullen, porteur du projet et membre du Pangloss Labs, réfléchiront à la poursuite de ce projet pour une implantation forte au Burkina Faso.Quant à l‘organisation des deux structures, on se rend compte que les modes de management mis en oeuvre sont similaires rendant la démarche universelle. L’enjeu sera donc d’identifier les besoins réels dans un premier temps puis d’adapter les applications aux besoins locaux.Ce partenariat multiface s’annonce prometteur. Partageant une vision similaire de l’innovation et de la technologie ainsi que du leadership, un rendez-vous est déjà pris pour la suite des échanges, cette fois sur le territoire burkinabè, dans le cadre du prochain forum Innovafrica pour lequel le Ouagalab est co-organisateur.Page Facebook OuagalabChaine Youtube Ouagalab Pour Pangloss LabsAudrey Humbert & Yves Zieba